La Florida : un classique québécois qui retrouve tout son soleil sur scène

Même la pluie n’a pas réussi à refroidir l’ambiance jeudi soir au Théâtre du Vieux-Terrebonne. Les parapluies étaient nombreux sur le tapis rouge de la première médiatique de La Florida, mais une fois les portes ouvertes, c’est une véritable dose de soleil, de nostalgie et de fous rires qui attendait les invités.

 

Plus de trente ans après avoir marqué le cinéma québécois, l’histoire de la famille Lespérance prend une nouvelle vie sur scène dans une adaptation qui respecte l’esprit du film tout en profitant pleinement des possibilités du théâtre. Les amateurs retrouvent avec plaisir plusieurs répliques devenues cultes, accueillies par des éclats de rire et des applaudissements, tandis que les spectateurs qui découvrent l’œuvre pour la première fois embarquent facilement dans cette aventure aussi chaotique qu’attachante.

La distribution forme un ensemble solide, mais un comédien vole particulièrement la vedette. Marc St-Martin livre une performance exceptionnelle en passant d’un personnage à l’autre avec une aisance remarquable. Son énergie, sa précision comique et sa capacité à transformer chacune de ses apparitions en moment fort font de lui l’un des grands artisans de cette adaptation. L’an dernier, il avait déjà démontré tout l’étendue de son talent en signant la mise en scène des Les Boys; cette fois, il prouve qu’il est tout aussi brillant sur scène. Décidément, il est bon dans tout!

Louis Champagne campe un Léo convaincant, Anne-Élisabeth Bossé apporte beaucoup de chaleur à Ginette, tandis que Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault et Joakim Robillard complètent une distribution qui fonctionne avec une belle complicité.

La mise en scène maintient un rythme soutenu, les changements de personnages s’enchaînent efficacement et les décors colorés recréent l’ambiance tropicale qui a contribué au succès du film.

Entre les clins d’œil au classique de 1993, les situations absurdes et l’humour bien québécois, La Florida réussit son passage des écrans aux planches. Les nostalgiques y retrouvent un univers qu’ils aiment déjà, tandis qu’une nouvelle génération découvre pourquoi cette histoire occupe toujours une place aussi spéciale dans l’imaginaire collectif québécois.